Editar Nuevo Objeto de Archivo: Passages No tienes permiso para modificar esta página, por el siguiente motivo: La acción que has solicitado está restringida a los usuarios del grupo: Usuarios. Título: Autor: Michel Deguy Coautores: Edición: Imagen: Si el NombreDelArchivo.ext ya existe en la wiki (si ya está subido o hay coincidencia de nombre) se previsualiza aquí. Subir archivo Dimensiones Ancho (cm):Alto (cm): Lugar: Fecha: enerofebreromarzoabrilmayojuniojulioagostoseptiembreoctubrenoviembrediciembre Colección: TesisOficioAmereidaCiudad AbiertaPoéticaPoesíaDespliegue del OficioNáutico y MarítimoCiudad y TerritorioAnotacionesCorrespondenciaGodoTraduccionesHeterogeniosActoActo y FormaAHJVA ObrasAHJVA ActividadesAHJVA Ciudad AbiertaAHJVA Vida UniversitariaAHJVA CatastrosAHJVA EstudiosAHJVA Diseño GráficoAHJVA Diseño IndustrialAHJVA ArquitecturaAHJVA TravesíasAHJVA Cuadernos Experiencia: Arquitectura Diseño Travesías Ciudad Abierta Viajes Torneos y Actos Exposiciones Obra de Travesía: Puede separar varios nombres con coma (,) Travesías: Acto: Publicación: Número de Páginas Encuadernadas: Número de Documentos no Encuadernados: Número de Páginas con Inscripción: Fondo: Iommi-AmunáteguiBiblioteca de AmereidaBiblioteca de ArquitecturaRuperto LangJuan HernándezJaime Márquez Conjunto: Número de Ingreso: Nota: Palabras Clave: todo en bajas, separadas por coma Código: IOM-PTQ-IAM-COA-PAS-966-003 PDF: Subir archivo Si ya existe el archivo en la wiki escriba 'NombreDelArchivo.ext'. Flickrset: Corresponde al número o ID del set. Este número se encuentra dentro de la URL del set. Por seguridad Casiopea sólo acepta Flickrsets del Archivo Histórico JVA ➞ http://www.flickr.com/photos/archivo-escuela/sets Texto libre: D’une certaine manière je suis parti de Beauce au mois de juin, du fond de la combe où l’on pêche, de ce talus français qui suffit... Quand la campagne est bleue, je m’allonge pour donner de l’orge aux nuages. Le vent cesse, le vert croît. Il n’y a rien : lisière, coupe, blé, le chemin défleure les pommiers. Les ramiers surpris remettent leurs vêtements. Retiens ceci : le ciel à deux combes seulement, le blé plein battant les criques de frênes anfractueuses ; l’assiette verte de campagne aux bords seulement ouvragés ; tout s’écarte pour laisser un centre ; au-dessus de la ferme un ciel dévoûté bleu comme une bouteille exaltée pour la fête. Baglainval et Cerqueuse, que d’invocations françaises, mais si nous la confinions à son bruit seul la langue y deviendrait étrangère ; quelle gratitude, mais un poème par sons français, par alliage de purs phonèmes de chez nous Baglainval et Cerqueuse ne suffirait : qu’au moins une chanson, il le faut, offre à des sens l’abri de son insignifiance. Un talus dans le ciel suffit pour vivre ; de ce talus français, je pars, qui suffit - Les petits coqs froissés fuient sous les orties, des voix se frayent par les frênes, des voix endimanchées. ( O existence d’Eumée, le vide et la place ; l’absence auréole d’Ulysse, et le dieu qui point. Un Hôte grogne dans le porc, et qui prend à l’aube le sang du coude ? 0 Nouveau Testament, l’apparition sur l’eau, sur les fleurs ). ... des voix endimanchées : je m’en vais ouvrant vie à l’espace. Je laisse ceux qui me connaissent et déjà une puissante nostalgie me boucle. Pour la fédération je représente les jardins abandonnés au lierre, le soleil amateur peintre des meules d’école, ces trèfles aux fleurs-papillons, le seigle chatouilleux, certaines questions sur la mémoire, le temps, le parc de colza aux abeilles, l’oiseau indépendant, l’amour courtois du père pour sa fille. O existence d’Eumée ... J’ai entendu parler de beaucoup, étant naufrageur ; j’ai attiré ou reçu bien des épaves, bibliothèque de Luther, de Gilgamesch, de Pindare, de Buffon, du Cuse ; des filiations admirables sur les lagunes, de Carpaccio à Greco, généalogie humaine, et je mets à part les deux testaments et la généalogie de Ruth et de Mathieu ; j’ai ouï dire, et à beaucoup par métier j’ai rapporté, sans ordre comme un conte, pour faire entendre aussi qu’il s’agissait d’un conte : j’allais voir en même temps sur les digues, la terre y finissait noyée la gerbe des éléments se défaisait ou refaisait; le partage, dans le son des choses, que j’inventais de traduire : le vent maître à chanter, battant la mesure avec branchage ou tige, enseignait. L’ormeau colonne de sa touffe debout au milieu du champ de jeune maïs sur la racine de son ombre évente les pousses, transmue la chaleur et chuchote. --- <small>[[Fondo Iommi-Amunátegui]] / [https://wiki.ead.pucv.cl/Fondo_Iommi-Amun%C3%A1tegui#Carpeta_H_Originales_no_usados_de_Amereida Carpeta H Originales no usados de Amereida]:</small> --- Resumen: Guardar la páginaMostrar previsualizaciónMostrar los cambios Cancelar